Je pense aussi qu'on a presque tous un problème d'image en relation avec la nourriture. Je connais des filles, de mon âge, qui mangent quand elles ont envie, qui se marrent quand elles ont mal au ventre d'avoir mangé trop de chocolat, qui s'en foutent de ce que leur disent les autres. Nous aimerions être comme elles. Et c'est là où se font les distinctions, car ça passe par l'éducation, par la confiance en soi, par des personnalités différentes qui réagissent en dramatisant ou en s'en foutant. Nous devrions être comme elles mais ... "serions-nous plus grosses, alors ?".
J'ai toujours l'impression que tout est écrit, calculé, chronométré, logique. Tous nos gestes correspondent à quelque chose de précis, qui aura des conséquences, toujours les mêmes. Si vous demandez quelque chose à quelqu'un, cette scène a déjà été vécu, et il va vous réponde de manière logique, pour faire comme tout le monde. Je ne sais pas si quelqu'un saisit, j'ai du mal à m'imaginer quelqu'un en train de lire ceci et d'en saisir le sens. Disons que l'exemple qui illustre de manière flagrante ce que je viens de dire est celui ci : vous faites un compliment à quelqu'un, il va vous dire merci ; mais si vous lui dites "J'aime bien ton pull", il va vous dire merci aussi. Je ne comprends pas comment on peut remercier quelqu'un d'aimer. "Merci d'aimer". Ne croyez pas que je cherche des soucis là où il n'y en a pas. C'est faux. Je les cherche partout. Puisqu'ils y sont.